Zenit-E

J’ai découvert les Zenit, ces fameux appareils soviétiques, avec le travail d’Annette Pehrsson et ça fait environ un an que j’avais envie d’en essayer un.

J’ai fini par trouver un Zenit-E à moins de dix euros sur un site d’occasion. J’hésitais entre le Zenit-B et le Zenit-E, et finalement j’ai choisi celui avec le posemètre. Produit à la fin des années 60, ce boîtier était accompagné d’un objectif Helios 44-2 58mm f/2.

Quand je l’ai reçu il était piqué et un peu sale, et surtout, tout le mécanisme était bloqué : il avait une Fuji Superia 200 (12 poses !) déchirée et coincée à l’intérieur. Après l’avoir retiré et bougé une ou deux pièces (merci Caro), il a fini par déclencher. Je l’ai nettoyé, j’ai enlevé les étiquettes collées partout sur la belle sacoche (avec le nom de la marque en cyrillique <3) et le boîtier par un précédent propriétaire, et j’avais un nouveau bébé. Et je le trouve super beau.

Malheureusement le compteur de poses ne fonctionne plus, ni le posemètre (les cellules photo-sensibles ont du se désensibiliser avec le temps). Je suis donc lâchée dans le monde du tout manuel avec cet appareil. C’est-à-dire un appareil très lourd (904 g avec l’objectif ou 1223 g avec la sacoche) et un objectif dont la bague de mise au point est difficile à tourner. Il me faut beaucoup de temps pour faire les réglages et prendre chaque photo.

J’ai quand même hâte de voir ce qu’il a dans le ventre et si je suis capable de le régler correctement. Mais je l’adore déjà.

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