DRIVE

À Los Angeles, un jeune mécanicien taciturne effectue à l'occasion des cascades pour le cinéma et des convoyages pour la pègre. Venant d'emménager, il fait la connaissance de sa voisine Irene, dont le mari est en prison, et de son petit garçon Benicio. Son patron Shannon voudrait le voir courir des courses, et pour cela, demande l'apport de Bernie. Standard, le mari d'Irene, sort de prison en voulant racheter sa conduite, mais il est tabassé par ceux qui assuraient sa protection en prison : ils menacent de s'en prendre à Irene et Benicio s'il ne braque pas un prêteur sur gage pour rembourser les 5000 dollars qu'ils exigent.

Je ne m'attendais pas à un film noir aussi bien réalisé, plutôt à un Fast and Furious en plus haut de gamme. L'ambiance est particulière (c'est annoncé dès le départ par la police rose très 80'), ce qui est très plaisant dans ce type de films. La bande-son aide beaucoup, je n'ai pas l'habitude d'entendre ça dans ce genre de films, ça sonne très années 80 (coup de cœur pour Under Your Spell de Desire, et A Real Hero de College). La magie opère au sein du couple Carey Mulligan / Ryan Gosling (hou, la scène de l'ascenseur), mais je ne peux être que subjective tellement leurs performances m'ont marqué, respectivement dans Never Let Me Go et Blue Valentine. Le rythme est parfait et encore une fois ces deux là m'auront rendu triste à la fin du film. Je n'ai pas encore lu le livre mais il y a apparemment eu pas mal de modifications (les personnages principaux sont plus honnêtes dans le film).

WINTER'S BONE

Ree Dolly vit dans les monts Ozark du Missouri. A l'âge de 17 ans, elle est responsable de ses jeunes frère et sœur et de leur mère invalide. Après avoir appris que son père, ancien dealer de méthamphétamine, avait mis leur maison en caution, Ree se lance à sa recherche et se retrouve forcée de naviguer à travers les réseaux criminels locaux, où elle va endurer une série de rencontres et d'expériences difficiles.

Ambiance Alaska. Notre jeune héroïne a la rage au ventre, elle est acharnée et n'hésite pas à entrer dans un monde encore plus sombre que dans celui dans lequel elle vit déjà. Il n'y a pas de bien ou de mal, chacun fait ce qu'il doit faire pour protéger sa famille. Je ne m'attendais pas du tout à ça en lisant le synopsis, mais j'ai été agréablement surprise : c'est cru, très réaliste et malgré toute la misère montrée, je trouve qu'il y a un certain esthétisme. Et Jennifer Lawrence est beaucoup plus convaincante que dans X-Men : Le Commencement. J'ai hâte de lire le livre.

JANE EYRE

C'est l'histoire de Jane Eyre, gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester, un homme ombrageux qui ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...

Énième adaptation du roman de Charlotte Brontë (que je n'ai là encore, pas lu), c'est la plus récente (2011) et j'ai choisi de voir celle-là car j'apprécie les acteurs principaux (et puis Fassbender <3 quoi), mais j'imagine que ce n'est pas forcément la meilleure (Candice, help me !). Il y a des lenteurs par moments mais ce film m'a fait le même effet que les adaptations des Jane Austen : j'ai adoré, tout en alternant hystérie (EMBRASSE LA, EMBRASSE LA) et tristesse (NON, MAIS POURQUOI, MAIS POURQUOI ?).