Fenrir



Cette année, j’avais envie d’adopter un chat, un sphynx plus précisément, jusqu’à ce que je me rende compte de leur prix. Vue le nombre de chats abandonnés dans les rues, il est impensable pour moi d’en payer un, surtout à 1500€. Mon choix s’est rabattu sur les roux à poils mi-longs. J’ai cherché sur le boncoin.fr durant plusieurs semaines, je suis tombée sur des gens qui ne m’ont pas rendu la tache facile (la réservation qui n’est en fait pas vraiment une réservation) et j’ai finis par tomber sur cette boule de poils. Née à la mi-juillet dans une portée de cinq chatons, élevé avec sept autres chats, je suis allée le récupérer dans une maison pleine d’amour pour les félins. C’est un petit mâle aux yeux gris dont je ne connais pas encore très bien le caractère, mais on fait des progrès tous les jours. Il s’appelle Fenrir, comme Fenrir Grayback (le loup-garou mangemort d’Harry Potter) ou le loup de la mythologie nordique, fils de Loki.
(Et merci à Sad’ de m’avoir aidé à lui trouver un nom.)

Turdus merula (edit)



(première photo : David Friel)

Voici le second squelette que je monte, mais aussi le premier complet et le premier d’oiseau. Il s’agit d’un merle noir (Turdus merula), oiseau très commun dans mon jardin, qui s’est tué en se cognant contre une des fenêtres de chez moi. Je l’ai laissé dehors environ un mois où la chair s’est totalement faite mangée par des dermestes. Il ne restait qu’un squelette assez propre et les plumes. J’ai enlevé ces dernières et j’ai fait trempée les différentes partie du squelette dans de l’eau oxygénée pour les blanchir et les désinfecter dans une certaine mesure. J’ai ensuite collé chaque os un par un pour remonter le squelette. Un morceau de fil de fer traverse toutes les vertèbres jusqu’au crâne pour un meilleur maintien et les anneaux sclérotiques tiennent grâce à deux petits morceaux de fil de fer. J’ai réussi à redressé sa position puis à le fixer au support grâce à de la colle forte et à une barre métallique sur laquelle il repose.
Le squelette est complet, j’ai même récupéré les anneaux sclérotique et l’os hyoïde. Par contre, le bréchet est brisé en plusieurs endroit et je n’ai pas pu récupérer les côtes sternales, ce qui fait que la cage thoracique est un peu en vrac. Le reste est également loin d’être parfait : quelques paquets de colle apparents, je ne suis pas sure d’avoir posé les scapulas exactement au bon endroit et les deux fémurs sont légèrement cracra (graisse).
Malgré ces quelques défauts, je suis plutôt contente du résultat, ça fait réviser l’anatomie et ça m’a permis de mieux comprendre l’agencement d’un squelette d’oiseau :).
Je vous laisse découvrir tout ça en images.