Mamiya ZE

Voici un des petits derniers qui s’est retrouvé dans ma collection ces derniers moi, le Mamiya ZE (aussi appelé Mamiya ZE Quartz dans d’autres pays), trouvé sur Le Bon Coin pour quelques euros, et accompagné de son objectif Mamiya-Sekor E 50mm f/2 (et oui je m’obstine encore à avoir au moins un 50mm sur chacun de mes boitiers). Cet appareil produit au Japon à partir de 1980 est un petit peu différent des autres reflex argentiques que j’ai et je me suis rendue compte que les avis des utilisations étaient assez partagés : certains en sont très satisfaits, d’autres disent que c’est vraiment de la mauvaise qualité.

La vitesse et l’ouverture ne se règlent pas comme sur les autres appareils, et il a un programme avec priorité à l’ouverture. On peut donc choisir l’ouverture et le boitier déterminera la vitesse (entre 1/1000s & 1s). Il y a également un mode pose longue et un mode où la vitesse est bloquée sur 1/90s.

Sur l’objectif la bague permettant de régler l’ouverture n’a pas de lien avec la membrane, ce qui est assez perturbant. Toute les informations passent par des contacts de couplage électriques.

Pour le reste il a des caractéristiques assez classiques : sensibilité de 12 à 3200 ISO, griffe pour le flash, retardateur, orifice pour trépied, … Le programme a besoin de 4 piles LR44 pour fonctionner, mais l’appareil peut s’utiliser sans. Pour cela il faut le mettre sur le mode X, où la vitesse est donc réglée sur 1/90s.

Le mien n’est pas dans un très bon état cosmétique mais les piles sont mises et il semble parfaitement fonctionner. Je n’ai pas encore fait de pellicule test avec, mais ça ne saurait tarder. En attendant, c’est l’appareil qu’avait utilisé Liat Meir pour notre film swap.
A suivre donc !

From Hell to Switzerland (with love)

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From Hell to Switzerland (with love)
Fanny
Août 2014

Ces photos ont pour moi un goût particulier. De soleil et de fer peut-être.
Parce que elle, mon amie. Parce que elle, son histoire.

Elle est venue me voir pour qu’on réalise une série de photos, avec elle. Avec sa blondeur, ses robes, la Suisse, la chemise et trois tubes de faux sang.

Il y avait six mois à conjurer, une transformation physique, une renaissance à mettre sur pellicule. Une fin à libérer, un cœur qui saigne à stopper. Un corps de femme à travestir, des attitudes d’homme pour exorciser.

Et puis l’atmosphère de la séance, les rires, le sang à asperger au vaporisateur, l’eau de mer, son sourire, les peaux blanches, l’assistant ours qui dort dans un coin, l’heure dorée, …
Merci de m’avoir fait confiance.

“Je ne sais pas si tu t’en souviendras, dans dix ans. De cette blessure, et de cette année 2014 qui n’en finissait pas.”

“Quand on gratte un peu, le sang n’a pas encore bien coagulé. J’en ai plein les ongles, les mains, les doigts. J’en ai plein la bouche, ça coule dans ma gorge à en suffoquer. C’est poisseux et ça me noie.”

“Alors s’il te plait, même dix ans après, souviens toi, de ce moment là. Au creux de l’été de cette année qui s’étirait, et qui n’en finissait pas. La vie qui battait de nouveau, et tes mains qui ne tremblaient pas.”

“Cet été est déroutant. Déphasant. Déstabilisant.
Il brûle tout ce qui le retient. Les jours, mes habitudes, mes chemins. (…) A la fin, il ne reste que moi, nue et noire de fumée. Ma maison brûlée sous mes orteils, le vent sur ma peau fragilisée.
Je suis venue, j’ai vu, je suis invaincue.”

Ces photos ont été réalisées avec un Canon AE-1 Program, une pellicule Kodak Gold 200 (35mm) et un Semflex Standard 4.5 avec un film Fuji Superia Xtra 400 (6×6).

Vous pouvez voir des polaroids de la séance dans ce post !