Projet Lost Films #21

J’ai trouvé au marché aux Puces 24 pellicules oubliées de la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, le nom du photographe était avec : Maurice Jourtau, un médecin à Toulouse. Il était aussi soldat durant la Seconde Guerre Mondiale, maquisard et a gagné une médaille militaire après la guerre.
J’ai scanné les pellicules et commencé le projet Lost Films.

Chaque dimanche, je posterai dans le blog les photos d’une pellicule. Les photographies ont été prises entre 1936 et 1945. Il y a beaucoup de photos de la guerre et des photos des vacances de Jourtau avant celle-ci.
Vous pouvez lire l’introduction du projet avec mes recherches ici.
Pellicule #01Pellicule #02Pellicule #03Pellicule #04Pellicule #05Pellicule #06Pellicule #07Pellicule #08Pellicule #09Pellicule #10Pellicule #11Pellicule #12Pellicule #13Pellicule #14Pellicule #15Pellicule #16Pellicule #17Pellicule #18Pellicule #19

Pellicule #20

Pellicule : Kodak Panatomic 35mm
Tube : aucun
Inscription : sans inscription

Ceci est la première des pellicules du lot que je publie sans aucun idée de la chronologie. Mais les tenues de certaines personnes et la qualité des photos me laissent penser qu’elle est peut-être plus vieille que les autres (début, milieu des années 30 ?).


On est de retour sur la plage de Port-la-Nouvelle. L’homme porte une balle géante publicitaire pour la marque Nestlé.


La vigie des pilotes de Port-la-Nouvelle en arrière-plan. La caravane, avec la plaque d’immatriculation « 2495 BT » est la même que celle que l’ont voit sur les autres pellicules montrant Port-la-Nouvelle.


Les deux digues de Port-la-Nouvelle, le phare étant sur celle de gauche.


Ce couple apparait déjà sur quelques clichés. Ils ont un style vestimentaire assez anachronique.


Les femmes portent encore des maillots de bain une pièce, alors qu’elles portent des deux pièces sur d’autres pellicules.

Si vous avez d’autres informations sur ces photos à propos d’éléments que je n’aurai su analyser, que vous reconnaissez des lieux ou des personnes, n’hésitez pas à réagir dans les commentaires !
Et vous pouvez toujours retrouver le Tumblr du projet ici et vous abonner pour suivre les mises à jours hebdomadaires.
La suite dimanche prochain !

Projet Lost Films #20

J’ai trouvé au marché aux Puces 24 pellicules oubliées de la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, le nom du photographe était avec : Maurice Jourtau, un médecin à Toulouse. Il était aussi soldat durant la Seconde Guerre Mondiale, maquisard et a gagné une médaille militaire après la guerre.
J’ai scanné les pellicules et commencé le projet Lost Films.

Chaque dimanche, je posterai dans le blog les photos d’une pellicule. Les photographies ont été prises entre 1936 et 1945. Il y a beaucoup de photos de la guerre et des photos des vacances de Jourtau avant celle-ci.
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Pellicule #19

Pellicule : Agfa Isopan F 135mm
Tube : aucun
Inscription : pas d’inscription

Je pense que ces photos ont été prises après la Seconde Guerre Mondiale, notamment par rapport au blockhaus allemand détruit aux alentours de Marseille que l’on voit sur certaines photographies. Marseille a été libérée des allemands en août 1944 certes (donc avant la fin de la guerre), mais à cette époque Maurice Jourtau était dans le maquis de Citou, après avoir échappé à la Milice. C’est la dernière pellicule qui arrive dans un ordre chronologique à peu près cohérent. Les suivantes n’ont pas d’indications chronologiques et je ne sais comment les situer par rapport aux autres, c’est pourquoi j’ai décidé de les publier à la fin.


Les végétations sont tellement blanches sur ces premières photos, ça me fait penser aux films noir et blanc infra-rouges.


Un planeur !


Un planeur avec le numéro « N°182 » sur l’aile, je trouve qu’il ressemble aux modèles Castel.


Planeur Caudron C800, dit « épervier », avec la cocarde tricolore. C’est un biplace français designé par Raymond Jarlaud dont deux exemplaires ont été produits en 1942, puis environ 300 à partir de 1945. Je pense qu’il s’agit d’un parachute sur l’aile gauche. La cocarde tricolore était utilisée pour les aéronefs militaires français.
Histoire plus complète du C800 ici.


Numéro « 785 ».


J’ai l’impression que le style vestimentaire de cette femme fait plus récent que sur les autres pellicules.


Notre présumé Jourtau à l’arrière.


Un blockhaus allemand en partie détruit. Il se trouvait aux Goudes, au Cap Croisette à Marseille.


A la chasse, avec une oie (?) dans la main gauche et du lièvre/lapin dans la droite.


Bâtiment « Casino. »


On peut voir un fusil à gauche, posé là, l’air de rien.


Une double exposition !

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Projet Lost Films #19

J’ai trouvé au marché aux Puces 24 pellicules oubliées de la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, le nom du photographe était avec : Maurice Jourtau, un médecin à Toulouse. Il était aussi soldat durant la Seconde Guerre Mondiale, maquisard et a gagné une médaille militaire après la guerre.
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Pellicule #18

Pellicule : Agfa Isopan F 35mm
Tube : Agfa Isochrom F
Inscription : Toulouse 41 – Vichy

On passe donc du début de l’année 1940 à 1941 avec cette pellicule, dont les photos ont été prises à Toulouse, Agen et Vichy. On est toujours pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais plus de soldats prêt de la frontière italienne, Maurice semble avoir repris sa vie quotidienne. Ce qui est logique, puisque la France signe l’armistice après la défaite de l’armée française en juin 1940, ce qui met fin à la Drôle de Guerre. Après cela, prêt des deux-tiers du territoire ont été occupé par la Wehrmacht.


Bâtiment « Buffet (?) du stade toulousain ». Le Stade Olympien et Veto-Sport Toulousain (ou Stade Toulousain) est né en 1907, dont le stade est celui des Ponts Jumeaux (remplacé par le stade Ernest-Wallon en 1980).


L’église Sainte-Foy à Agen (Lot-et-Garonne).


(Source : wikipedia.fr)


Publicité à gauche « En vente partout, sec Monbazillac ». Le Monbazillac est une AOC-AOP reconnue depuis 1936, de vin produit en Dordogne.


Une scène de chasse (avec des fusils à double canon).


Une fresque de salle de garde de carabin. Ces fresques à contenu généralement obscène sont une tradition dans les salles de garde des Internes en médecine.
Ici on peut voir des hommes portant chacun une pancarte : « Au Capitole, le célèbre ténor Basile de Coq » ; « Tho-Radia tue le cancer » ; « ??? à Toulouse ça va Bardier – Drame » ; …
Je pense que le premier panneau fait référence au bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis), bactérie responsable de la tuberculose. La seconde à Tho-Radia, une crème pour le visage commercialisée dans les années 30, pleine de thorium et de radium !


On peut lire « Hôpital de Purpan, annexe urbaine ». L’hôpital de Purpan se trouve à Toulouse et a été inauguré le 17 mars 1940.


Un cours de médecine, probablement sur l’accouchement ou la gestation, avec une représentation des organes génitaux féminins au tableau, et un morceau de mannequin représentant la même partie du corps humain.


Une poupée de nouveau-né, pour aller avec le modèle de la photo précédente ?


Je suis persuadée qu’il s’agit de la gare de Vichy. Sacré manteau de fourrure à droite.


La gare de Vichy. (Source : Delcampe)


Je pense qu’il s’agit du stade vélodrome de Vichy, inauguré en 1932.


Le vélodrome de Vichy. (Source : Delcampe)


Scène d’hôpital.


Un des hommes vu sur les premières pellicules de 1936/1937.


Je pense que la photographie a été prise du haut de la chapelle de Saint-Joseph de la Grave à Toulouse.


Le pont suspendu Saint-Pierre à Toulouse qui n’existe plus et dont je parle déjà ici.


La chaussée du Bazacle, qui correspond au lieu où le courant de la Garonne ralenti dans Toulouse par son fond particulièrement haut, et utilisé anciennement comme lieu de traverse. Des moulins y ont été installés au Moyen-Âge, puis une usine hydroélectrique en 1888, dont EDF devint propriétaire en 1946. C’est justement cette centrale que l’on voit en face sur le fleuve. Aujourd’hui, une partie de cette centrale l’est toujours et une autre est ouverte au public. L’ensemble s’appelle le Bazacle.


Des infirmières.


Notre présumé Jourtau à gauche, qui porte maintenant une alliance.


Retour à la piscine municipale d’hiver et d’été Alfred Nakache à Toulouse dont je parle déjà ici. On voit le portique d’entrée en arrière plan.


Du lancer de poids !


La grotte et la cascade de la piscine d’été, avec un stand de glace de la « Maison Nicolas, pâtissier – glacier », dont je n’ai trouvé trace dans le présent.

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Projet Lost Films #18

J’ai trouvé au marché aux Puces 24 pellicules oubliées de la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, le nom du photographe était avec : Maurice Jourtau, un médecin à Toulouse. Il était aussi soldat durant la Seconde Guerre Mondiale, maquisard et a gagné une médaille militaire après la guerre.
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Pellicule #17

Pellicule : Agfa Isopan F b&w 135mm
Tube : Lumière Lumipan – NOV 1940
Inscription : Châteauvieux Mâcon La Nouvelle 1940

Différents lieux s’enchainent sur cette pellicule, assez éloignés les uns des autres géographiquement parlant. Châteauvieux peut correspondre à quatre communes, trois châteaux et un village portent ce nom, mais il s’agit peut-être de la commune des Hautes-Alpes, qui se trouve à quelques dizaine de kilomètres au sud-ouest du Queyras ? Je ne reconnais pas Mâcon et La Nouvelle correspond à Port-la-Nouvelle où le photographe passait régulièrement ses vacances avant la guerre.


L’homme de tête porte un alpenstock. Et on peut voir une parade militaire derrière lui, avec tambours et cuivres.


On peut lire « 8710 AS » puis « H-ALPES » sur les plaques d’immatriculation du camion. AS correspondait bien au département des Hautes-Alpes à cette époque là pour les immatriculations et le numéro a été attribué entre le 9 juin 1938 et le 29 juin 1939.


Un casque adrian au milieu de tous ces bérets de chasseur alpin ! On retrouve même le barbu au milieu, que l’on a vu régulièrement sur les dernières pellicules.


Une calotte !


Concernant la localisation, ce bâtiment ressemble justement à l’église Sainte-Foy, construite au XVIIIe siècle, qui se trouve à Châteauvieux dans les Hautes-Alpes ; avec son abside et son cloché à trois fenêtres.


Deux vues actuelles de l’Eglise Sainte-Foy de Châteauvieux. Ça s’est beaucoup construit autour depuis. (Source : http://dignois.fr)


Encore un capitaine (trois barrettes sur la manche) du 92° RI. Je n’en suis pas totalement sûre car le visage n’est pas pris du même angle, mais je pense qu’il s’agit d’ailleurs du même capitaine du 92° que sur la seizième pellicule, avec les hiboux moyen-duc juvéniles. Et encore une fois le 92° RI me laisse perplexe dans ce contexte alpin. Je ne vois pas très bien mais il est possible que l’homme derrière-lui porte également le 92 et l’insigne avec la ligne Maginot.


Comme cette photo est monochrome, je ne peux être sûre de la couleur de ce signe, mais une étoile bleue foncée était cousue sur la manche gauche des éclaireurs d’infanterie (donc les éclaireur-skieur dans les RIA et BCA).


Il est écrit « ÉCOLES COMMUNALES » sur le bâtiment de gauche.


Je pense qu’il s’agit d’une cérémonie de remise de médaille.


On retrouve les rues des premières photos. Est-ce qu’elles ont été prises à Châteauvieux ?


On peut voir un aumônier militaire à gauche. Il a ce qui ressemble à un cor (le cor de chasse des alpins) sur son béret.


On peut lire BUREAU DE LA PETITE VITESSE sur le bâtiment du fond, avec un panneau PASSEZ A DROITE en-dessous. Et « FRANCE / SNCF 5 / KKwf / C4 395 » sur le wagon de gauche. Il y a également plusieurs étoiles à six branches peintes ou dessinées dessus.
Il s’agit de Wagons Petite Vitesse (P.V.) étoilés, utilisés généralement en régime Petite Vitesse mais pouvant aussi être utilisés en régime Grande Vitesse sous certaines conditions. Ils étaient équipés du frein continu marchandises et voyageurs. Selon la codification en vigueur entre 1938 et 1971, « KK » correspond aux wagons couverts équipés de volets d’aération (« K par la suite) ; « w » à ceux équipés du frein à air continu ; et « f » pour frein à vis.


(Source : http://forum.e-train.fr/)


Le retour de notre possible Jourtau à droite. Est-ce que ces photos ont pu être prises à Mâcon ?


Retour à la plage de Port-la-Nouvelle.


Un bateau immatriculé « PLN 1642 ». PLN étant le code pour le port de rattachement du bateau, mais dans l’ancienne codification, je ne sais pas à quelle ville il fait référence.

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Projet Lost Films #17

J’ai trouvé au marché aux Puces 24 pellicules oubliées de la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, le nom du photographe était avec : Maurice Jourtau, un médecin à Toulouse. Il était aussi soldat durant la Seconde Guerre Mondiale, maquisard et a gagné une médaille militaire après la guerre.
J’ai scanné les pellicules et commencé le projet Lost Films.

Chaque dimanche, je posterai dans le blog les photos d’une pellicule. Les photographies ont été prises entre 1936 et 1945. Il y a beaucoup de photos de la guerre et des photos des vacances de Jourtau avant celle-ci.
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Pellicule #01Pellicule #02Pellicule #03Pellicule #04Pellicule #05Pellicule #06Pellicule #07Pellicule #08Pellicule #09Pellicule #10Pellicule #11Pellicule #12Pellicule #13Pellicule #14Pellicule #15

Pellicule #16

Pellicule : Agfa Isopan F 135mm
Tube : Agfa Isopan F
Inscription : Bois Noir

Ces photos ont été prises dans le Bois Noir, forêt du Queyras (Hautes-Alpes), proche de la frontière avec l’Italie, au début de l’année 1940 je pense, puisqu’elles semblent avoir été prises à la même période que celles des pellicules précédentes, qui étaient bien datées. C’est vraiment VRAIMENT ma pellicule préférée de tout ce lot, et vous allez vite voir pourquoi.


Les soldats construisant des abris plus ou moins cachés (?).


Les travaux ont bien avancé.


On retrouve notre homme, qui est probablement Jourtau (le second, en marcel).


UN SELFEET ! On est en plein dans ce qui pourrait être un cliché actuel (une photo Instagram comme diraient certains – AnnSo, je t’imagine déjà délirer là-dessus). La chaussure et la chaussette correspondent à ce que porte l’homme que j’ai désigné sur la photo précédente.


Première fois que l’on voit de près l’insigne sur les bérets des soldats alpins. Sur le plus grand scan que j’ai pu faire, on voit qu’il s’agit de l’insigne réglementaire de béret de la Ligne Maginot. Est-ce qu’il était porté par des régiments en particulier ? Il l’était par les soldats stationnés le long de la Ligne Maginot si je comprends bien (la ligne Maginot au sens large, avec les lignes de surveillance et défense qui descendaient le long de l’Italie jusqu’à la Méditerranée).


Des postes d’observation.


On retrouve la gourde à double goulot. Malheureusement, encore une fois, je n’arrive pas à assez bien voir les insignes des cols et des bérets pour les identifier.


Voilà, mes deux photos préférées des 1000 scannées. Avec des SOLDATS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE QUI TIENNENT DES BÉBÉS CHOUETTES. Et en plus c’est mon supposé Jourtau à droite, toujours avec sa pipe (je crois que c’est d’ailleurs le seul à fumer la pipe sur toutes les photos – et on reconnait bien ses chaussures du selfeet). Ils ont dû tomber sur un nid dans le Bois Noir, et voilà, ça donne des photos que je trouve juste extraordinaires.

Plus sérieusement, je n’étais pas sûre qu’il s’agisse de chouettes, donc j’ai recoupé les répartitions géographiques des espèces de Strigiformes (rapaces nocturnes) avec des photos ou illustrations de juvéniles, et il semble que ce soit des petits de hibou moyen-duc (Asio otus).

Sinon, concernant l’homme de gauche, c’est la première fois que l’on voit dans cette série un soldat avec un pistolet dans son holster. Sur sa veste, l’insigne avec les trois barrettes correspondent au grade de capitaine. Au col, il porte le numéro du 92° Bataillon alpin de forteresse (?). Et son casque Adrian porte la grenade enflammée, symbole de l’infanterie. Quand au présumé Jourtau, il porte juste son casque à l’envers.

C’est réellement mon cliché préféré du projet.


Des petits hiboux moyen-duc. (Source : Pixdaus)


Magique Jourtau. MAGIQUE JOURTAU. Qui porte un anneau à son auriculaire gauche.


Hissement de drapeau français et soldats au garde à vous avec le fusil sur l’épaule.


De vrais cors de chasse. Je n’ai pas vraiment trouvé d’informations sur son utilisation durant la Seconde Guerre Mondiale, s’il était utilisé dans les RIA, BCA, ou autre. C’était le symbole des Bataillons de Chasseurs Alpins durant la Première Guerre Mondiale.

On voit bien le pistolet rangé dans son holster sur l’homme de gauche. Ils portent des chapeaux qui s’apparentent au chapeau tyrolien, qui faisait partie de l’uniforme des alpinis (les soldats italiens que les français ont combattu durant la bataille des Alpes en juin 1940, spécialisés dans le combat en zone alpine). Ce couvre-chef était gris, avec sur le devant un écusson surmonté d’un aigle et une plume de corbeau sur le côté gauche. On distingue l’aigle sur le couvre-chef de gauche, et la plume sur celui de droite.

alpini
Chapeau d’alpin sapeur récent (Source : wikipedia)


Je pense qu’ils ont joué les uns après les autres avec.


Des pylônes électriques ! (Je n’ai aucune idée de quand ils ont fait leur apparition.)


L’homme de gauche porte l’insigne de la Ligne Maginot sur le béret et le 92 (du 92° BAF ?) au col. L’homme du milieu, barbu, est présent sur la 25ème photo de la pellicule 14 et porte une grosse chevalière à la main gauche. A droite, contre le camion, le soldat mange dans la gamelle rectangulaire réglementaire, et porte ses plaques d’identification sur le poignet droit.


L’homme devant porte également l’insigne de la Ligne Maginot sur le béret.

J’espère vraiment vraiment que cette pellicule vous aura plus, entre la diversité, la montagne, les militaires, le fait qu’on en apprend un peu plus sur le régiment de certains de ces hommes, leurs constructions en système D dans les Bois Noirs et surtout les hiboux !

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